CinéMusi © ouvre avec un certain panache la rencontre Musique // Numérique & Patrimoine le 26 août 2011 (21h30). Patrimoine architectural et patrimoine cinématographique s’ouvrent à la création musicale contemporaine avec l’organisation de ce ciné concert ambitieux. Pour accompagner en direct « Nosfératu », chef d’œuvre du cinéma muet et de l’expressionnisme allemand, 13 musiciens seront dirigés par le chef d’orchestre Jean Louis Forestier et interprèteront la partition originale d’Alexis Savelief (2006 – 2007)
« Nosfératu, une symphonie de l’horreur », film muet de Friedrich Wilhelm Murnan (1921).
Passez une nuit blanche dans la cour du château au gré de la programmation de musique contemporaine et électronique. Apportez votre sac de couchage et préparez vous à passer une nuit hors du commun.
Cette soirée reflète par son originalité la composition de ce drôle d’équipage combinant professionnels du patrimoine, des musiques actuelles et des cultures électroniques.

Le premier album solo de Josh T. Pearson est un recueil de sept chansons tirées des leçons apprises au cours de ce qu’il décrit comme « une année difficile » ; des chansons personnelles, puissantes, douloureuses, qui émeuvent par leur sincérité, donnent de l’espoir à travers ces épreuves subies et surmontées. Elles ont été enregistrées dans un studio de Berlin en deux nuits, tout juste écrites et consignées sur bande quand Josh a vu à quel point elles touchaient le public lorsqu’il les jouait. C’est l’album le plus courageux que vous entendrez en 2011.
Fasciné par les grands espaces, mais éloignés de ceux de la folk US surexploitée ces derniers temps, voyageant plutôt de l’Islande à la Scandinavie en passant par les Mont D’arrée, Bumpkin Island trouve sa genèse en centre Bretagne pour s’exiler ensuite à Rennes. Au départ, une bande d’amis, trop isolée du reste du Landerneau de la pop, décide en 2002 de créer à Loudéac (Côtes D’Armor) une radio à leur image : profondément indie et exigeante. L’aventure de radio PCV durera 3 ans. Mais l’interdiction du CSA ne fera qu’intensifier la volonté de ses instigateurs de persévérer dans le do It yourself et de développer ainsi leur sens du collectif. Du Punk Funk de The Bird Is Yellow, à l’electro pop de Royal Kitch, les projets de groupes fleurissent dans les années qui suivent l’arrêt de la Fréquence.

Glenn Besnard est un des dénominateurs communs à cette éclosion. Ingénieur du son de ces groupes, il s’attèle alors en 2010 à son projet le plus personnel: Bumpkin Island. Se définissant lui même comme producteur dans le sens ou on l’entend dans le monde de l ‘électro, il invite dans son studio musiciens et chanteurs à venir enrichir ses compositions. On y retrouve évidemment des membres de Royal Kitch et The Bird is Yellow, posant leurs harmonies subtiles sur la voix bucolique et sensuelle d’Elise Rocaboy.
En résulte un univers raffiné et aérien, aux confins des cousins Islandais Mùm et Emiliana Torrini. Des compositions résolument pop surfent sans scrupules entre le folk adroitement dissonant (« perfect Life ») et l’hypnotisme de l’électronica (« Learn »). Mélancolie en ligne de mire sur « His Steps », aux envolées lyriques et chœurs envoutants pour « Unknown roads » sur un texte de Charlotte Brontë, Bumpkin Island se joue définitivement des espaces, aussi vastes soient-ils…
Sur scène, 9 musiciens, venant d’horizons musicaux différents, recréent cet univers. On y retrouve Elise Rocaboy, Elléonore James, Alexandre Ollivier, Glenn Besnard, Vincent Chrétien, Clément Lemennicier, Thibaut Galmiche, Federico Climovich et Jérémy Rouault
Erwan Keravec est un joueur de cornemuse bretonne au parcours éclectique.
Du Bagad aux Niou Bardophones, il s’est frotté à l’improvisation avec l’Arfi et Jean-Luc Cappozzo, a participé à des spectacles de théâtre contemporain.
Avide d’expériences nouvelles, il cherche à ouvrir la cornemuse sur un nouveau répertoire et c’est ce qu’il propose aujourd’hui avec la création de pièces solistes de compositeurs contemporains. Ce projet est la rencontre de deux organisations musicales : celle de la musique classique qui met le compositeur au centre de la création, celle de la musique traditionnelle qui utilise un répertoire collectif.
C’est donc l’interprète, considéré comme le vecteur, qui est au centre de la pratique musicale. Les compositeurs sollicités ne connaissaient pas les capacités techniques de la cornemuse.
Le rapport privilégié du compositeur et de l’interprète s’avérant ici indispensable.

Comédienne et musicienne, Sophie Chenet est une spécialiste des structures Baschet, drôles d’instruments à l’esthétique recherchée et aux sonorités inouïes et surprenantes. Elle en a fait un instrument majeur de sa pédagogie musicale, dans une approche décomplexée où le son parle autant à l’oreille qu’à l’imaginaire.
Les structures Baschet sont avant tout des sculptures sonores, permettant une première approche de la musique, ludique et intuitive, spontanée et audacieuse.
Pyjaman (Folder Factory, Ex-Octet, Lighthouse) Ce noctambule érudit compose, joue et dissèque la musique au sens propre et figuré.
D’une influence Pop à toute épreuve jusqu’à des partis pris sonores venus d’une autre planète, cet orfèvre de la soudure et de la programmation informatique est un cas d’étude à part…
Du terrain de jeu instrumentiste jusqu’à celui de sélectionneur de disques il n’a de cesse d’être exigeant et ça s’entend.
Beatdozer (Buena Vista Social Scratch) est un passionné de musique(s) depuis qu’il a 8 ans.Ce multi-instrumentiste se retrouve souvent coincé derrière des platines de 1972…lorsqu’il n’est pas au commande d’une guitare ou d’un clavier, tambour…
Issu de la génération 77, il découvre la musique électronique très tôt, de Pierre Schaeffer à Daft Punk, il n’y a qu’un sillon.
Ces deux compères dresseront un panorama des musiques électroniques en remontant l’arbre généalogique (ou pas) des sons bizarres et autres compositions électroniques pour une Session Château Nocturne…